Le
cyprès (Cupressus
sempervirens)
Famille :
Cupressacées.
Origine :
Nord
de l’Iran, Syrie, Turquie, Chypre, différentes
îles grecques.
Type :
Conifère.
Hauteur :
Les
vieux cyprès peuvent atteindre 30 m de hauteur. On distingue
différentes formes de cyprès qui, par
sélection, ont donné des
variétés
aujourd’hui bien distinctes, reproduites par bouturage. On
distingue
notamment une forme aux branches horizontales et au houppier
conique :
Cupressus sempervirens ’Horizontalis’, et une forme
colonnaire qui
forme un fuseau plus ou moins étroit : Cupressus
sempervirens
’Pyramidalis’ ou ’Stricta’.
Feuillage :
Aiguilles
vert sombre persistantes aromatiques. Il existe une
variété dorée de
cyprès colonnaire, issue d’une
sélection australienne : Cupressus
’Stricta Swanne’s Golden’.

Floraison :
Au
début du printemps, la production importante de pollen est
la cause,
tous les ans, de nombreuses allergies. Certaines
variétés produisent
beaucoup de fruits, ce qui peut nuire à
l’esthétisque de l’arbre,
notamment chez les formes colonnaires, en provoquant une arqure des
branches. Certaines variétés ont
été sélectionnées pour leur
capacité à
former moins de fruits.
Exposition :
Plein
soleil de préférence, tient à mi-ombre.
Plantation/Sol/Rempotage :
Le
cyprès préfère un sol riche, profond,
plutôt bien arrosé, mais force
est de constater qu’il s’adapte parfaitement aux
sols pauvres et secs :
sa croissance sera alors bien sûr moins rapide et plus
limitée. Un sol
trop humide peut entraîner le développement de
champignons parasites.
Arrosage/Engrais :
Une
fois le cyprès installé, l’arrosage
n’est plus nécessaire, sauf en
période de sécheresse prolongée. Un
arrosage excessif, notamment sous
la forme d’un goutte-à-goutte, est à
proscrire pour éviter les
problèmes sanitaires liés aux champignons
pathogènes.
Insectes
et
maladies : Depuis
quelques années, comme d’ailleurs chez
d’autres espèces d’arbres, les
cyprès ont subi les conséquences
d’attaques virulentes de certains
parasites, notamment un champignon, le Seridium cardinale, responsable
du chancre cortical. La sélection a permis
aujourd’hui de mettre sur le
marché des variétes résistantes.
Seridium cardinale : (coryneum) parasite dangereux et très diffusé, ce champignon microscopique entraîne le dessèchement des branches et la mort d’une partie de l’arbre, et des écoulements de sève au niveau des parties atteintes. Le seul traitement consiste à couper les branches mortes et à les brûler. Il faut veiller à désinfecter ses outils de taille. De nombreux clones résistants ont été sélectionnés dans différents pays.
Armillaria mellea : un autre champignon qui attaque différentes espèces, il provoque le pourridié qui attaque les racines ce qui entraîne la mort souvent brutale de l’arbre. Il attaque surtout les arbres plantés en terrain trop humide mal drainé, ou les cyprès plantés en haie et trop arrosés (par exemple en bord de pelouse).
Cinara cupressi : ce gros puceron gris brun peut quelquefois provoquer des dégâts importants, en entraînant le brunissement des aiguilles, ce qui affaiblit l’arbre et nuit à son esthétique.
Phloeosinus aubei : ce scolyte attaque les arbres déjà affaiblis, les larves creusent des galeries dans le bois, ce qui peut aller jusqu’à la mort de l’arbre.
Taille :
Les
cyprès peuvent être laissés sans taille
particulière.
Cependant, notamment chez les variétes à port colonnaire produisant beaucoup de fruits, les branches peuvent se détacher du tronc de façon disgracieuse et désordonnée. Une taille régulière, tous les ans, est alors envisageable, afin de garder la forme étroite qui fait l’intérêt de ces variétes de cyprès (dans la gamme des ’Stricta’). Chez les sujets âgés de grande taille, il est souvent nécessaire de faire appel à un spécialiste de la taille pour effectuer ce travail (attention toutefois à la compétence du tailleur !).
Dans le cas d’une utilisation en haie, une taille une à deux fois par an est nécessaire pour contenir le développement des arbres : une après la pousse du printemps et avant les grosses chaleurs de l’été, une autre éventuellement en automne.
Les
variétés résistantes au
coryneum :
Seul moins de 12 % des plantes issues d’un semis de graines de Cupressus sempervirens montre une forme de résistance au chancre corticale provoqué par Seridium cardinale. Une longue sélection est nécessaire pour arriver à commercialiser des plantes intéressantes notamment sur le plan ornemental.
Agrimed 1, sélectionné par la collaboration de 3 organismes de recherche (Italie, France, Grèce), a été breveté en 1990 : il a un port dense en forme de flamme, un feuillage vert foncé, il tolère bien le froid hivernal, il est conseillé comme brise-vent ou comme plante ornementale. A planter en fin d’été ou en fin de printemps, avec un arrosage suivi les premières années pour favoriser un bon enracinement.
Les cyprès de la gamme Mistral ont été sélectionnés par l’INRA notamment pour leur port adapté aux haies. Ils représentent une inovation majeure en pépinière méditerranéenne. La garantie donnée par l’étiquette Sapho, et le choix volontaire de plusieurs clones pour mieux résister à l’évolution des parasites pouvant se développer sur un clone particulier, sont les facteurs d’un développement important de cette innovation végétale.
. Cupressus sempervirens
’Horizontalis’ : des branches
étalées, il atteint 7 à 8 m de
hauteur.
. Cupressus sempervirens
’Pyramidalis’ : il a des branches plus
dressées que ’Horizontalis’,
utilisé pour les haies brise-vents.
. Cupressus sempervirens
’Stricta’ : le cyprès de
Florence colonnaire qui culmine à 15/20 m de hauteur.
. Cupressus sempervirens ’Stricta
Totem’ : forme colonnaire au feuillage vert tendre,
peu vigoureux, fuseau régulier et compact.
. Cupressus sempervirens
’Mistral’ : un mélange de
clones résistants au coryneum, utilisés pour les
haies.
. Cupressus sempervirens ’Stricta
Tramontane’ : résistant au coryneum, port
très fastigié et peu fructifère.
Utilisations :
Haie
brise-vent, sujet isolé (en Provence, la tradition voulait
que 3 cyprès
soient plantés devant la maison en signe d’accueil
des étrangers). Les
cyprès résistent très bien aux
embruns. Le bois, très dur, à une forte
odeur poivré, il est reconnu pour avoir des
propriétés insectifuges.
En savoir plus :
Institut
national de la recherche agronomique (INRA), www.inra.fr
Plusieurs
articles de CYPMED
sont consultables sur Internet, .